l'ALCOOL et ses effets sur l'organisme !!

l'ALCOOL et ses effets sur l'organisme !!
Les effets des drogues, qu'elles soient licites ou illicites, sont relativement bien connus des médecins. L'alcool est particulièrement bien connu, car très anciennement utilisé par les populations occidentales.
L'inventaire des effets, impressionnant, ne veut pas dire que ce produit est plus dangereux que les autres produits à usage limité ou interdit, il veut simplement dire que ses effets sont mieux répertoriés.


Les effets psychotropes.

L'alcool est un produit qui stimule initialement l'individu, et qui ensuite le calme ou l'endort. Il est également désinhibiteur, c'est à dire favorisant l'échange avec les autres, mais aussi "les passages à l'acte" (violences, agressions). L'usage chronique d'alcool aboutit à un état dépressif si tant est que celui çi n'était pas déjà préexistant.
L'alcool est classé parmi les drogues. La dépendance psychique est relativement modeste, l'impression de dépendance psychique est surtout sous-tendue par l'amélioration passagère de l'état mentale lors de la prise d'alcool. La dépendance physique est très importante. En effet, l'état de manque ou le sevrage alcoolique engendre des tremblements, des confusions mentales (prédélirium ou délirium tremens) qui, sans soins, peuvent aller jusqu'au décès. Lors de ces états, la personne tremble, transpire, a souvent des hallucinations à type d'animaux (rats, araignées, reptiles). Cet état est une urgence médicale.


Les autres effets sur le cerveau et les nerfs.


L'alcool a comme autre particularité de détruire les neurones soit directement lors de l'absorption de doses massives, soit en empêchant l'absorption digestive des vitamines B. Les neurones ayant absolument besoin de ces vitamines pour vivre, il y a mort neuronale.
Cette mort neuronale se traduit par trois grands types de symptômes:
-des troubles définitifs de l'équilibre, la personne reste "ébrieuse " à vie du fait de lésions situées au niveau du cervelet (ataxie) et des nerfs périphériques (polynévrite).
-des troubles de la mémoire des faits immédiats, la personne devient définitivement incapable de mémoriser les faits récents, tout en gardant intact les faits anciens. Cela est dû à des lésions de la région hippocampique du cerveau.
-des troubles démentiels plus généraux, liés à des atteintes moins localisées du cortex.


Les effets sur le foie.

L'alcool induit trois types d'effets sur le foie: l'hépatite, la stéatose, la cirrhose.
-l'hépatite traduit la destruction des cellules du foie ,ou hépatocytes. (Voir article) Contrairement à l'idée reçue, l'hépatite n'est pas une pré-cirrhose et le dosage des enzymes signifiant la destruction cellulaire (transaminases ou TGO-TGP STGO STGP) est un très mauvais critère de suivi de cirrhose. En générale, une hépatite est réversible à l'arrêt de l'intoxication.

-la stéatose correspond à un dépôt de graisses dans le foie. Ces graisses sont des triglycérides. On les retrouve dans le sang à des taux anormalement élevés chez les consommateurs excessifs d'alcool, mais aussi de sucres rapides ou lents (féculents). Le dépôt de triglycérides disparaît difficilement après un régime sévère et l'arrêt de l'alcoolisation.
La stéatose se traduit pas un gros foie mou et sensible.

-la cirrhose est un dépôt de protéines dans le foie. Ce dépôt n'est pas réversible. Le foie devient dur, pierreux, rempli de nodules. La cirrhose peut évoluer l'insuffisance hépatique (jaunisse, hémorragies) ou vers le cancer du foie.


Les effets sur le pancréas.

La prise d'alcool engendre des inflammations pancréatiques (pancréatites) et des destructions pancréatiques. Les conséquences en sont des insuffisances des fonctions digestives (diarrhées chroniques), des cancers du pancréas, et du diabète puisque le pancréas régule le taux de sucre.


Les effets sur l'estomac.

Les effets classiques sont des reflux oesophagiens et des inflammations des muqueuses. Cette inflammation des muqueuses est à l'origine de la malabsorption de certaines vitamines, et donc indirectement des troubles neurologiques.
Le consommateur se plaint de reflux alimentaires le matin et de brûlures digestives.


Les effets sexuels.


L'alcoolisation chronique s'accompagne régulièrement mais pas systématiquement d'une impuissance chez l'homme et d'une disparition des cycles menstruels chez la femme. Ces états correspondent déjà à une altération conséquente de l'état général.


Les effets sur les vaisseaux et le coeur.

L'effet le plus classique est la réduction de l'artérite. Cet effet bénéfique est un peu controversé car peut être dû aux folâtes qui sont des molécules présentent dans beaucoup de boissons alcoolisées.
L'hypertension artérielle est assez régulièrement constatée, L'alcool est considéré comme étant la première cause d'hypertension artérielle en France.
Sur le système veineux, les boissons alcoolisées aggravent les douleurs veineuses et les problèmes hémorroïdaires.

Enfin, on constate chez les grands alcooliques une atteinte du muscle cardiaque pouvant aller jusqu'à l'insuffisance cardiaque et la mort. Les palpitations favorisées par la prise de certaines boissons alcoolisées sont un moindre mal.


Les effets cancérigènes.

Ils sont souvent favorisés par la prise concomitante de tabac. Les cancers les plus fréquents sont, outre le cancer du pancréas déjà cité, les cancers de la langue, de la gorge (larynx, cordes vocales) et les cancers de l'oesophage.


Les effets sur la moelle osseuse.

L'alcool a un effet délétère sur le développement des globules rouges et des globules blancs. Cet effet est direct, toxique, ou indirect, carences vitaminiques. Son expression la plus connue est le VGM (volume globulaire moyen), augmenté chez les alcooliques (et les fumeurs), et qui sert de test de surveillance pour les alcooliques chroniques.


La liste n'est pas exhaustive. Ces symptômes ne touchent pas tout le monde mais il est bien rare qu'un consommateur régulier ne souffre pas d'un petit quelque chose.
Accessoirement cela donne une idée des effets toxiques que l'on peut répertorier sur un produit lorsqu'il est bien référencé. Lorsque l'on sait qu'au décours de la prohibition aux USA, les gens qui souhaitaient revoir légaliser la vente d'alcool trouvaient des médecins pour dire que les effets nocifs de l'alcool étaient liés uniquement liés à sa mauvaise qualité, on est en droit de demander une évaluation et une information un peu plus sérieuse pour des produits actuellement illicites et qui pourraient devenir autorisés.



cher lecteur, comme vous pouvez le constater, la ritournelle "l'alcool est à consommer avec modération" n'est pas anodin... c'est pourquoi de mon plein gré, j'ai décidé d'être sobre côté alcool....
en cette période de carnaval, j'espère que les masquelours entendront mon appel et seront prudents...l'alcool n'est pas dangereux que pour les conducteurs, il l'est aussi pour les piétons...

# Posté le samedi 25 février 2006 08:44

la maladie d'ALZHEIMER !!

la maladie d'ALZHEIMER !!
Du nom du médecin allemand Aloïs Alzheimer qui l'a décrite pour la première fois en 1906.
Elle concernerait de 2 à 6 % des gens de plus de soixante-cinq ans, et 20 % des personnes de plus de quatre-vingts ans. Au stade de la démence, elle constitue 50% des démences. Elle peut débuter (rarement) dès la cinquantaine.
Des premiers symptômes à la mort, il se passe 3 à 20 ans, 10 ans en moyenne.


Le critère diagnostique obligatoire repose sur les trous de mémoire. Il ne s'agit pas de trous de mémoire banaux du genre « où ai-je mis mes clés ? » ou « je ne me souviens plus de ce nom » ! ! Non ! Ce sont des troubles massifs de la mémoire, par exemple même aidé le patient ne se souvient plus d'avoir reçu ses enfants la veille ou il ne se souvient plus du chemin pour rentrer chez lui. De plus ces trous de mémoire surviennent à répétition et sont de plus en plus fréquents et prononcés. Fait notable, le patient ne se plaint que très peu de ses troubles de mémoire.
Ils touchent la mémoire immédiate, celle des faits récents ou antérograde(relativement fréquent à partir d'un certain âge) mais aussi la mémoire des faits anciens ou rétrograde.
A cette amnésie s'associent 3 autres signes : l'aphasie, l'apraxie, l'agnosie (les 4 A).

L'aphasie désigne des troubles du langage : Le patient n'arrive pas à trouver le mot correspondant à ce qu'il veut dire.

L'apraxie (des problèmes gestuels) survient plus tard. De la simple maladresse à manipuler les objets, à faire la cuisine ou la vaisselle, elle aboutit à l'incapacité de s'habiller tout seul.

L'agnosie, les malades ne reconnaissent plus les objets, les visages.

Souvent il existe aussi un raisonnement altéré, une mauvaise adaptation aux situations nouvelles, une désorientation temporo-spatiale (date, jour-nuit, lieu)

A cet ensemble de signes, va se surajouter une dépression plus ou moins marquée, causée par la prise de conscience de la perte de ses facultés et de son autonomie. Cette déprime peut se manifester par un repli sur soi ou au contraire par une agressivité, des angoisses, des hallucinations. L'intensité de ces troubles dépendra aussi de l'entourage, plus ou moins apte à gérer la situation.

Le diagnostic formel d'Alzheimer ne peut être fait qu'à l'autopsie....

et il existe d'autres causes de démence à éliminer :

Dépression isolée
pseudo démence iatrogène due à des médicaments comme les psychotropes, anticholinergiques, etc...
hypothyroïdie,
déshydratation
Anémie importante et (ou) carence en vitamine B12 ou en folates.
Alcoolisme (le syndrome de Korsakov en particulier comporte une amnésie majeure des faits récents)
manifestations psychiques d'un SIDA,
Hématome sous-dural, tumeur du cerveau à localisation frontale, démence vasculaire liée à de multiples accidents vasculaires cérébraux très localisés, connus ou non. D'où l'intérêt d'un scanner cérébral dans toute démence.


Quelques causes favorisantes :

Sexe féminin et absence de traitement oestroprogestatif après la ménopause.
âge
Les antécédents familiaux de démence.
Un niveau culturel peu élevé.
Vivre seul et sans centre d'intérêt.
Eau de boisson renfermant plus de 100 µg/litre d'aluminium.
Non-consommation de vin.
Trisomie 21.

Le traitement :

Il n'y a pas encore de traitement miracle, seul l'Aricept retarde l'évolution.
Il faudra, dans la mesure du possible, garder le patient dans son environnement familial le plus longtemps possible, le stimuler par des activités variées et adaptées, le protéger contre lui-même et les autres (tutelle, curatelle), utiliser les différentes aides financières (PSD, allocation tierce personne) et matérielles (aide ménagère, aide-soignante). Il existe des associations de familles de malades.
Bien souvent, l'institutionnalisation est la dernière étape de la maladie.



Associations en France :
http://www.francealzheimer.org/

http://www.veille-alzheimer.com/

d'autres sites de renseignements :

http://www.prevention.ch/

http://www.alzheimer.ca/

# Posté le samedi 25 février 2006 09:02

l'ANXIETE, mal de société !!

l'ANXIETE, mal de société !!
L'anxiété peut être normale, elle ne devient une maladie que lorsqu'elle se répète très souvent ou de façon assez intense pour être mal supportée et perturber la vie quotidienne.

Elle va être favorisée par les stimulants (café, thé), l'inactivité, l'isolement, la solitude, la maladie.
Elle est calmée par certaines drogues dont la plus utilisée est l'alcool avec ses risques de toxicité et de dépendance.
Le sentiment d'insécurité n'a aucun rapport avec la sécurité réelle.

L'anxiété pathologique peut revêtir plusieurs aspects:

L'anxiété généralisée

* signes :
-impression d'un état de danger permanent, non fondé.
-sensation de tension musculaire, tremblement, asthénie.
-préoccupations concernant principalement famille et situation financière.
-inquiétude, état de nervosité permanente, réactions de sursaut.
-difficulté d'endormissement.
-signes dit neurovégétatifs (perturbations physiques) : dus à la décharge d'adrénaline, ils rappellent les signes de peur : gorge serrée, mains moites, tachycardie, oppression, gène abdominale, bouffées de chaleur, envie d'uriner fréquentes, tension musculaire, sécheresse de la bouche, étourdissements, sensations d'instabilité
-la souffrance ressentie est difficilement supportable, et la répercussion sur la vie quotidienne est franche.
- Elle est souvent appelée à tord tétanie ou spasmophilie
* causes :
Abaissement anormal du seuil de l'émotivité ? Perception de dangers au cours de l'enfance, ayant laissé une empreinte ? Traumatisme violent (guerres, catastrophes, etc..)


Le trouble panique

Il se caractérise par la présence d'attaques de panique dont au moins quelques-unes unes surviennent de façon imprévisible et inattendue. Le trouble s'installe soudainement avec peur et malaise intense. Les principaux symptômes sont les mêmes que dans l'anxiété généralisée mais plus intenses et avec une peur de perdre le contrôle, de devenir fou, ou de mourir. Le trouble panique peut être accompagné d'évitement agoraphobique qui consiste à éviter des endroits ou des situations dans lesquelles le malade craint qu'il lui soit difficile de recevoir de l'aide en cas d'attaque de panique.
près de 10% de la population adulte aurait vécu au moins quelques attaques de panique occasionnelles


la phobie sociale

Les attaques de panique du sujet sont déclenchées par les situations sociales où le sujet a peur d'être jugé par les autres. La personne s'intéresse beaucoup à ce que son entourage et les autres en général peuvent penser d'elle.
Le diagnostic se pose uniquement si la situation anxiogène interfère significativement avec le fonctionnement de la vie sociale de l'individu : Ë titre d'exemple, dans le cas où un étudiant doit faire une présentation orale en classe, il est normal qu'il ressente une certaine anxiété, mais si celle-ci le paralyse totalement on entre dans le pathologique. La frontière entre normalité et phobie n'est pas toujours très nette...


les phobies spécifiques

Les attaques de panique sont déclenchées par un stimulus particulier (sang, araignées, souris, serpent, hauteur, microbes, avion, chien, etc.) ou une situation particulière (arriver en retard au travail, foule, grands magasins, ascenseurs, etc.). L'objet ou la situation est clairement défini et sa présence est perçue comme étant une menace qui entraîne invariablement une réponse d'anxiété chez la personne(panique, besoin de boire au point que nombreux sont ceux à ne pas sortir sans une bouteille d'eau). Cette problématique amène généralement le sujet à adopter des comportements d'évitement autant que faire se peut.


le trouble obsessionnel compulsif (TOC)

Le sujet obsessionnel compulsif souffre ou bien d'obsessions, ou de compulsions, ou des deux.
Les obsessions sont des pensées ou des images récurrentes envahissant la pensée et qui créent de l'anxiété. La personne qui en est accablée fait des efforts pour ignorer, supprimer ou neutraliser ces pensées.
Les compulsions sont des comportements répétitifs émis en réaction aux obsessions ou pour prévenir ou réduire un malaise, ou encore pour prévenir un événement malheureux.
Le TOC entraîne un malaise important, prend beaucoup de temps (plus d'une heure par jour) ou interfère avec le fonctionnement normal d'une personne.
Comme dans le cas de la phobie spécifique, la frontière n'est pas toujours nette : il y a les gens qui, par exemple, vérifient si leur porte est bien fermée 2 ou 3 fois et ceux qui souffrent de trouble obsessionnel compulsif et qui vont faire cette vérification 20 fois. L'individu souffrant d'obsessions compulsions reconnaît la nature irrationnelle ou excessive de ses comportements mais va souvent les cacher.
Parmi les peurs les plus communes : la peur de la contamination (lavage des mains, douches à répétition), le besoin de placer les choses dans un certain ordre, la peur d'être violent.
Environ 1.5% à 2.5%. de la population souffre de ce trouble.
Un antidépresseur comme la sertraline améliorerait les TOC.
Chez l'enfant ou l'adolescent, d'après une étude américaine récente, 10% des TOC ou tics auraient une origine infectieuse post streptoccocique : leur survenue est brutale, associée à des crises explosives de colère ; le diagnostic repose sur une prise de sang (ASLO, anticorps anti streptolysine) et le traitement sur les antibiotiques.


Traitements

N'évitez pas les lieux ou les circonstances qui provoquent l'anxiété, mais affrontez les, en vous faisant éventuellement accompagner. En les fuyant vous aggravez les troubles.
Eviter les excitants
Essayer de vous exprimer, de vous confier (proche, ami, médecin)
Psychothérapie classique et psychothérapie cognitivo-comportementale.
Cure de relaxation.
Activité physique quotidienne pour détourner l'esprit des préoccupations.

Médicaments :

* Petits moyens : magnésium, extraits de plantes
*Les benzodiazépines : Eviter au long court (perte de mémoire, dépendance..). Très utile dans l'attaque de panique en sub lingual (sous la langue), plus rapide qu'une injection (alprazolam).
*Pour diminuer l'anxiété tel le trac avant un examen : propanolol 40, à prendre 1/2 h. avant l'examen ou l'épreuve. (à essayer avant au moins une fois ! !). Ne provoque pas de somnolence.
*Pour diminuer l'anxiété légère : buspirone, étifoxine.
*Pour diminuer l'anxiété et calmer (possibilité de somnolence) : hydroxyzine 25 (sauf glaucome et prostate).
*Si anxiété et dépression : anti-dépresseur sédatif (voir dépression)



quelques définitions sur les phobies dont l'anxiété :
http://www.phobiques.com/

quelques citations pour les anxieux:
www.evene.fr/

d'autres informations :
www.servicevie.com

un livre que je vous conseille:
GUÉRIR LE STRESS, L'ANXIÉTÉ ET LA DÉPRESSION...sans médicament ni psychanalyse de DAVID SERVAN-SCHREIBER

# Posté le samedi 25 février 2006 09:29

Modifié le samedi 25 février 2006 09:41

Boostez votre blog !!

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# Posté le dimanche 19 mars 2006 10:15

l'ASTHME !!

l'ASTHME !!
Quelques définitions



L'allergie
L'allergie est une réaction exagérée de l'organisme à une stimulation immunitaire. Cette stimulation peut être une infection comme un produit allergisant.

l'allergène
L'allergène est un corps étranger à un organisme, qui engendre une activation de ses mécanismes de défense.


Qu'est-ce que l'asthme ?

L'asthme est une réaction pulmonaire de nature allergique, qui se caractérise par une contraction excessive des bronches. Cette réaction se traduit par une difficulté à vider ses poumons, accompagnée parfois de sifflements audibles. On parle de bradypnée expiratoire : cela signifie que le thorax se vide moins vite de son air lors de l'expiration.
Il existe souvent un terrain allergique familial (asthme, eczéma)
Cliniquement, à l'auscultation, le médecin entend des sifflements lors de l'expiration, et constate que la cage thoracique paraît bombée.


les facteurs déclenchants ou aggravants.

Les facteurs déclenchants ou aggravants sont des allergènes souvent connus du patient (acariens, poussières, pollens, poils, plumes etc.. )
Ce sont aussi des foyers infectieux, l'obésité, le tabac ou le haschich++, le stress, les excitants.


Les formes aiguës.

Elles se caractérisent par une sensation d'étouffement ou une difficulté à pouvoir parler ou à retrouver son souffle. Parfois lors de l'inspiration, on peut voir le thorax se creuser au dessus des clavicules ou à la partie basse du sternum. Le bout des doigts ou les lèvres peuvent être froids, bleuissants (cyanosés).

Si l'on a un doute sur une forme grave ou aiguë, il faut en priorité appeler le service d'urgence avant même son médecin habituel. Le patient doit rester assis ou debout, et ne pas s'allonger. En France, on doit donc composer le 15 sur le cadran téléphonique. En cas de difficulté à parler, ce service a les moyens de localiser l'origine de l'appel et d'envoyer des secours. Les crises d'asthme aigu tuent encore tous les ans.


les formes chroniques.

Elles ne devraient plus exister compte tenu des moyens thérapeutiques et sous réserve que les patients respectent certaines règles comme l'abstinence tabagique et le soin des foyers infectieux (dents, sinusites par exemple)
Les formes chroniques se caractérisent un encombrement matinal ou un essoufflement facile à l'effort. Parfois cela se limite à une sensation d'oppression. Des sifflements pulmonaires peuvent être entendus le matin ou lors de bronchites ou de rhumes.
La négligence de ces formes chroniques peuvent aboutir à des crises aiguës, une bronchite chronique, une dilatation des bronches, à une insuffisance respiratoire et cardiaque.
Lorsqu'un traitement est pris correctement, l'apparition de signes d'asthme résistant au traitement doit faire craindre une crise aiguë. Il faut contacter son médecin. Il n'y a pas d'accoutumance aux traitements.


l'évolution traitée

L'évolution traitée, c'est "pas de problème". A noter que le traitement des adolescents est toujours difficile. Ils veulent d'autant plus s'affranchir du traitement que les parents imposent ce traitement. Il est important donc, en cas d'asthme précoce, qu'ils s'affranchissent des parents pour assumer leur prise de médicaments, voire même la consultation médicale : cela évite que la maladie "partagée" ne devienne un champ d'affrontement.


les examens pneumologiques.

L'examen pneumologique accessible directement par le patient est la mesure du débit expiratoire de pointe ou peak flow. Ce petit appareil lui permet d'évaluer quotidiennement sa capacité à expirer l'air. Il nécessite un peu d'entraînement avant d'obtenir des résultats fiables. En pratique, si la personne asthmatique constate une chute de ses performances malgré le traitement, elle doit consulter son médecin.

Les autres examens sont la recherche de l'allergène ou des allergènes. Il est parfois difficile de les cerner. Le patient ne doit pas hésiter à tenir un carnet "de vie" lorsque l'origine des crises semble obscure ou insatisfaisante.
Ces notes peuvent aider le spécialiste et éventuellement sensibiliser le patient à des facteurs déclenchants (tabagisme passif, climatisation, alimentation, animaux, lieux, temps, saisons...)
Le médecin peut s'aider de prises de sang, de tests cutanés pour orienter les recherches. Il peut aussi orienter vers un allergologue ou un pneumologue.

L'exploration fonctionnelle respiratoire (ou EFR) est un examen fondamental et complexe, réalisé par le pneumologue. Il s'adresse à l'adulte et à l'enfant raisonnable car il se fait dans une enceinte hermétique et exige la collaboration du malade. Pour les très jeunes enfants, il existe quelques services spécialement équipés en France, et qui permettent une exploration.
Cet examen complexe, non sanglant, consiste à faire souffler le patient dans un appareil qui va calculer les caractéristiques physiologiques de ses poumons et de sa cage thoracique. Le praticien sera en mesure de définir la présence de la maladie, sa gravité, ses séquelles et la qualité des traitements pris. Il lui sera possible de tester des allergènes en cours d'examen et d'en affirmer ou en infirmer la responsabilité. Il sera également possible de tester des médicaments, et d'en sélectionner les plus efficaces pour une personne donnée..

Il existe d'autres examens comme la mesure des gaz du sang, la radiographie pulmonaire, le scanner, mais ils n'apportent le diagnostic d'asthme, ils complètent le bilan en terme de gravité ou d'affections associées.


Qu'appelle-t-on réactions asthmatiformes ?

Les réactions asthmatiformes ou bronchites asthmatiformes correspondent à des crises ayant toutes les apparences de crises d'asthme, en dehors de toute maladie asthmatique. Le patient n'a pas de terrain allergique. Les crises surviennent à l'occasion d'une irritation bronchique
On parle d'éréthisme bronchique, les bronches se contractent exagérément, engendrant une bradypnée expiratoire. A l'examen, le médecin constate des symptômes très évocateurs d'asthme.
Les bronchites asthmatiformes se voient dans toutes sortes de circonstances comme les reflux gastro-oesophagiens, les infections bronchiques, l'insuffisance cardiaque.
Il existe très certainement une prédisposition individuelle car tout le monde ne fera de bronchite asthmatiforme.



LE TRAITEMENT DE L'ASTHME

L'objectif est que pour une personne asthmatique, l'asthme soit indécelable et donc sans conséquence pour son avenir. Pour cela, il faut que le traitement soit pris. Avec l'aide du médecin, il importe à chacun de trouver son traitement et de le prendre correctement.

Les cibles des traitements.
Les objectifs des traitements vont être multiples. Les principales cibles seront :

-dilater les bronches.

Les principaux médicaments sont les Béta-mimétiques, les anti-cholinergiques et les théophyllines. Tous ces médicaments relaxent les muscles "lisses" dont le rôle est de contracter les bronches.
Certains ont un effet immédiat, d'autres ont un effet prolongé sur plusieurs semaines mais n'ont pas d'effet immédiat : ils doivent donc être pris quotidiennement. D'autres enfin ont des effets variables avec l'âge et peuvent apporter des bénéfices sur des maladies associées.
Les modes d'absorption peuvent être inhalés, per os (c'est à dire avalés), ou en piqûre.
Il y en donc pour tous les goûts et tous les besoins.


-prévenir la contraction bronchique.

Certaines molécules ont la propriété d'agir très sur les facteurs sanguins qui vont déclencher la contraction bronchique. Ils agissent en neutralisants les facteurs inflammatoires qui viennent stimuler les récepteurs des fibres des muscles lisses bronchiques.
Ils doivent être pris quotidiennement et régulièrement pour avoir une efficacité.
Ces produits sont les corticoïdes, les antileucotriènes et apparentés. Ils existent aussi en aérosol, per os ou en piqûre selon les molécules. Pour information, les corticoïdes inhalés ne diffusent par dans le sang et dans l'organisme, ils seront sans conséquence néfaste à court ou à long terme.


-désensibiliser et prévenir la sensibilisation.

La désensibilisation semble vraiment pleinement utile quand il y a peu d'allergènes différents : une personne allergique aux pollens aura plus de chance de trouver un bénéfice à la désensibilisation qu'une personne allergique aux poils, aux pollens et à la poussière de maison (acariens). Un enfant sera plus réceptif.
Cela dit, la désensibilisation est un traitement contraignant, de plusieurs années, et qui n'empêchera pas quelqu'un d'être ultérieurement allergique à autre chose.
Prévenir la sensibilisation est donc fondamental. Il faut donc repérer les allergènes et s'en débarrasser. L'allergologue est ici d'un grand secours. Les produits allergisants comme les colorants, devront être évités. Les infections traînantes sont aussi allergisantes. Contrairement à une idée récente, l'allaitement maternel ne permet pas d'échapper ou de réduire un possible terrain allergique.



-traiter le terrain.

On peut avoir recours aux traitements homéopathiques. On ne doit pas pour autant négliger le traitement des crises, et on doit continuer à évaluer l'efficacité du traitement par l'exploration fonctionnelle respiratoire.
Les cures thermales sont d'un grand intérêt car, chez l'enfant, elles permettent, outre un espacement des crises, une autonomisation et une responsabilisation indispensable en vue de l'adolescence.
Le sport pratiqué régulièrement a un effet dilatateur bronchite autant que certains médicaments. l'asthme n'est donc pas une contre-indication au sport, exception faite de la plongée avec bouteilles.

-traiter les facteurs associés : infections, tabac, haschich, excitants, stress.



Quelques schémas de traitements.

La crise aiguë. C'est l'appel au 15 (en France)

L'asthme chronique.

Chacun doit se donner la peine de trouver le traitement qui lui convient. On peut très bien après quelques mois, ne prendre plus d'un comprimé ou aspiration par jour d'un produit stabilisant, et garder sous la main un dilatateur bronchique rapide. Il faudra évaluer régulièrement.
Si les bronches sont inflammatoires, les aérosols seront moins efficaces, voire plus du tout. Une prise temporaire par la bouche ou en piqûre va s'imposer, on parle d'échappement thérapeutique : l'échappement au traitement aérosol signifie "consultation médicale".


Les réactions asthmatiformes.

L'attitude logique et incontournable est le traitement du spasme bronchique associé au traitement de la cause: reflux digestif, infections, insuffisance cardiaque.
A noter que certains médicaments peuvent favoriser les crises d'asthme et qu'il faut toujours signaler à un médecin ce problème de santé, même s'il est ancien et qu'il est stabilisé depuis des années
Un petit mot sur l'asthme d'effort dont les traitements sont multiples, simples et efficaces sous réserve d'être pris. En cas d'incertitude diagnostique, le pneumologue a les moyens techniques de le mettre en évidence par une épreuve ou des stimulations par aérosol lors de l'épreuve fonctionnelle respiratoire.


Autres références :
http://www.servicevie.com/
http://www.caducee.net/
http://www.doctissimo.fr/

Des récits de vie de malades de l'asthme :
http://www.asthme-quebec.ca/

Un livre a lire :
"Crise d'asthme" de Etgar KERET, éd. Babel

Et encore bien d'autres références à explorer sur le net en tapant "asthme" dans votre moteur de recherche...

# Posté le samedi 25 mars 2006 09:19